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Une fanfiction est une manière pour la culture de réparer les dégâts commis dans un système où les mythes contemporains sont la propriété des entreprises au lieu d'être celle du peuple.
 
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 Gabriela

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Lia

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MessageSujet: Gabriela   Dim 18 Oct - 14:00

Alors voilà mon premier texte qui n'est pas encore fini, c'est sans doute un peu maladroit et il y'a je pense encore beaucoup de modifications à apporter, alors je reste ouverte à vos suggestions si vous en avez, ou autres conseils.
En espérant que ça vous plaise.
à la base je ne trouvais pas de forum qui me conseille vraiment ou me dise ce qu'il en pense, alors voilà. ( j'ai du transformer mon texte en fanfiction pour certains forums, et là je suis repassé a la version normale ...)
C'est vraiment un thème qui me plaît mais je ne suis pas sûre que la façon dont je l'ai écris sois la meilleure.




"- Lucas ... Tu m'entends ? S'il te plaît réponds ...C'est pas vrai ! Lucas !"
Lorsque le jeune homme se réveilla, la première personne qu'il vit fut sa cadette.
Elle était pâle d'inquiétude. Son coeur battait la chamade et son inquiètude n'avait jamais était si grande.
"-Lucas...
-Gabriela, qu'est ce que nous faisons ici ?"
Lucas regarda autour de lui, cet espace ne lui était pas familier.
Les yeux verts de sa soeur étaient brouillés de larmes, et lorsqu'il posa lui même le regard sur ses bras, il frémit.
Par terre se trouvaient plusieurs seringues et sa drogue, cet attirail de malheur qui avait attirée Gabriela par ici.
Lucas se releva tant bien que mal, avec une migraine horrible et les jambes en coton. Il ne remarqua pas de suite l'endroit et les personnes s'y trouvant, sa seule préoccupation était la jeune femme. Alors qu'il s'apprêtait a serrer sa soeur dans ses bras, quelqu'un passa derrière lui et le frappa à la tête.
Gaby cria, et un autre homme la saisit par le bras.
"-Regarde ma jolie, tu peux dire merci à ton frère...
-Gaby pars d'ici !
-Non, elle ne partira pas tant que ce ne sera pas réglé.
-Mais de quoi tu parles?"
Lucas reconnu Samuel et Paul, ses anciens amis. Son poul s'accéléra en se remémorant l'aprés midi passée.
Samuel lâcha Gabriela et lui demanda d'expliquer la situation:
"- Écoute Lucas, tu as fait une overdose , ici, toute la nuit. Je savais que je te retrouverais là mais j'ai appris que tu leur devais cent cinquante euros...Tout ça pour de la drogue !"
Lucas baissa les yeux.
"-Les gars, je ne les ai pas.
-On sait, on te propose un dernier truc, si ce n'est pas fait tu vois ta cadette, on s'en occupera comme il faut. T'as deux jours pour nous filer notre blé!"
Paul frappa une deuxième fois l'homme meurtri, et cracha sur lui avant de partir en claquant la porte.
Samuel, quant à lui, saisit une mèche de cheveux de la jeune femme:
"-On se reverra, t'en fais pas, vous êtes fauchés et on connait votre adresse ...."
Samuel partit, et Lucas couru vers sa soeur.
"-Gab, je suis vraiment désolé...
-Écoute Lucas , depuis que nous vivons ensemble ici, tu n'arrêtes pas avec ce truc, tu as failli mourir ! Tu comprends ? Mourir !
-Qu'est ce qu'on peut faire?
-On va partir à Berlin, rejoindre ton meilleur ami. On trouvera du boulot et on verra ensuite.
-Tu ne me laisses pas?
-Non, jamais. On rentre, dépêche toi. Et appelle ton ami, je ne sais plus son nom.
Lucas regarda Gabriela avec tristesse.
Elle endurait ses états depuis tant d'années, mais là ils étaient tous les deux menacés, alors il ne ferait autrement que de lui obéir, même si cela lui semblait incensé.
Il connaissait bien Samuel et Paul, deux frères Brésiliens dont la vie tournait autour du deal. Ils étaient prêts à tous, et bien entendu s'en prendre à Gabriela ne serait qu'une broutille pour eux.
A combien de personnes s'en étaient t-ils pris?


Dernière édition par Lia le Dim 18 Oct - 14:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Gabriela   Dim 18 Oct - 14:11

En introduction le texte passe bien mais lui tout seul ne suffit pas.
Il faudrait peut-être apporter un peu plus de descriptions ou d'états d'âme des personnages.
Enfin comme je l'ai dit, le texte se lit bien et facilement mais il me laisse un goût simple d'introduction, de première image, presque comme un résumé en fait tellement c'est rapide et court.

Mais cela dit c'est assez accrocheur et j'aurais bien envie de lire ce qu'il va se passer à Berlin, si effectivement les deux personnages s'en vont dans cette ville Smile
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MessageSujet: Re: Gabriela   Dim 18 Oct - 14:12

En ce qui concerne l'histoire en elle-même, je pense qu'elle a un bon potentiel, je sais pas trop ce que tu comptes en faire par la suite mais j'ai hâte de lire ça!

Pour ce qui est de l'écriture, je trouve que tu manques un peu de fluidité, mais ça, c'est normal pour un premier texte, plus tu écriras, plus ça sera mieux, tu verras. Sinon, je trouve que ça va un peu vite, il aurait peut-être un peu plus étoffer, mais ça, ce n'est que mon avis clin

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MessageSujet: Re: Gabriela   Dim 18 Oct - 14:50

Merci de vos conseils, j'ai essayé d'éviter ça dans la deuxième partie:



Le lendemain, Gabriela était anxieuse.
Il était à peine huit heures que leurs valises étaient posées dans le hall du couloir de leur petit appartement. Ils devaient laisser ici toutes les personnes qu'ils avaient raconté.
La jeune femme s'assit une dernière fois contre l'évier de la cuisine et saisit un cadre en bois ou se trouvait une photo d'une charmante jeune fille. Julia.
Julia et Gabriela, c'était une longue histoire de tendresse et d'amitié, la seule que Gabriela avait.
Sur cette photo Julie avait l'air particulièrement attachante. On devinait ses tâches de rousseurs et de grandes cernes, il faut dire qu'elle avait le sommeil léger. Le plus surprennant c'était ses grands yeux bleus, si ressemblants à ceux de Julien. Dés son plus jeune âge Gaby s'était éprise d'admiration pour son frère. C'était la personne qu'elle aimait le plus au monde.
Elle avait décidé de venir habiter dans cette banlieue de Paris pour lui, pour l'aider à surmonter ses nombreux problèmes. Pour elle, de devoir partir était un véritable échec. Elle ne parlait que l'Anglais. Alors qu'elle refoula des larmes de chagrin, Lucas s'approcha d'elle. Il était beau.
Ses cheveux noir de jais encadraient son fin visage, il s'était rasé et avait mis un peu de parfum. C'était vraiment quelque chose de rare.
Il enlaça sa cadette:
-ça ira?
-Oui, partons.
Lucas tendis les billets d'avions à Gabriela.
Il les avait payé avec le reste de leur argent, il ne possédaient rien et partait à l'inconnu.
Heureusement Lucas avait appelé Andrew, un de ses amis d'enfance qu'il avait laissé à cause de la drogue.
Mais il était bien cet homme, un vrai adjudent. il avait promis à Lucas et Gaby qu'une fois là-bas, il les attendrait, et qu'il les logerait gratuitement jusqu'à ce qu'ils aient un boulot et un endroit pour dormir.
Ils partirent, laissant les clés sous le paillasson, le propriétaire comprendrait sûrement. Au pire, il les appeleraient.


Quatre heures plus tard, ils étaient encore dans l'avion.
Agacée du vol et nauséeuse, Gaby se leva et alla dans les toilettes. Elle observa son reflet dans le miroir et fu découragée.
De grandes cernes marquaient ses joues pâles et ces cheveux étaient attachés en un chignon, quelques mèches brunes et rebelles restaient en dehors, incoiffables.
Elle avait le teint pâle et ses yeux clairs exprimaient un réel besoin de dormir. Elle regarda sa montre, dans quelques minutes l'avion serait posé.
Elle l'avait remarqué, en quittant le peu de soleil de Paris pour la pluie Berlinoise.
Les hôtesses signifièrent aux passagers d'attacher leurs ceintures, l'attérissage se fit sans turbulence.
Lucas avait pourtant tenu la main de sa protégée. Comme d'habitude.
-Allez ma Gaby, Andrew doit être là.
Ils sortirent côte à côte, un peu perdus. Les gens étaient majoritairement blonds, et habillés chaudement.
Gabriella sentit une main chaude sur son épaule dénudée.
Elle se retourna.
C'était Andrew, elle l'avait vu deux ou trois fois lors de Noël et des anniversaires de Lucas.
Il était grand, assez costaud mais plutôt beau. Ses cheveux blonds frisottaient sur ses larges épaules et ses yeux noirs étaient tout aussi remarquables.
-Ma Gaby, Lucky, comment allez vous?
-Bien merci.
Les deux hommes se serrèrent la main, Andrew était compatissant.
-Je vais vous emmerner chez moi, vous y serez bien, venez qu'il fait froid.
Lucas grelottait de froid, il avait donné son sweet à Gabriela.

Lorsqu'ils arrivèrent, les deux Français avaient du mal à y croire.
C'était un véritable chalet de bois neuf, possédant quatre chambres, un écran plasma intégré au mur et un jaccuzy, sans oublier une cuisine flambant neuve.
Lucas avait retrouvé cette malice dans ses yeux.
-Eh ben Andrew! T'es un trentenaire riche!
-J'ai un peu honte, mais je me fais entretenir, tu comprends bien qu'en étant secrétaire médical, on gagne pas des masses.
Gabriella sourit:
-Toi? Secrétaire? Tu plaisantes?
-Le docteur est ma tante....
-en tout cas merci pour cet acceuil, c'est vraiment génial.
-Attendez.
Il regarda Gabriela, puis Lucas;
-Je suis désolé mais ce soir j'ai des invités, c'est eux qui m'ont offert ce chalais, et ils sont trés trés célébres, vous devez les connaitres, ils ont un groupe de musique ils démarrent mais le succés a été immédiat. Je vous demanderais de rester là haut, ça me gène mais j'ai peur qu'ils m'en veuillent, puis Gaby tu es si jolie que les connaissant tu ne tarderais pas à...Enfin voilà.
Lucas plissa les yeux:
-Ok, j'ai compris, des loubards.
-Sois gentil, je les aime autant que toi petit brun.
Andrew prit la valise de Gaby et de Lucas et les monta sans aucune difficulté à l'étage.
La première chambre était pour Lucas, l'autre pour Gabriela.
Gaby éqarquilla les yeux.
Il y avait une cheminée, un grand lit aux couvertures vertes, un parquet de bois et des murs épais, de bois blanc. C'était du luxe.
Elle s'installa , rangea ses vêtements dans l'armoire aux senteurs de vanille tiarée, du parfum féminin. Une fois qu'elle eut fini elle rejoinga son aîné pour l'aider, et s'allongea sur son lit.
-Mon Lucas, c'est le paradis ici.
-Oui ma puce. On restera toujours ensemble tu me le promets?
-Pour toujours.
C'était amour inconditionnel qui les liait, comme si ils étaient jumeaux.
Et pourtant c'est juste les difficultés qu'ils avaient connu qui les avait tant unis.
Le soir approcha, et Gaby, en tant que jeune femme curieuse, ne pu s'empêcher de trouver un pretexte pour descendre en bas se mêler aux rires masculins et aux bouteilles de verre qui s'entrechoquaient.
Elle s'était douchée, habillée et maquillée.
Mais quand elle vit les deux personnes invitées, elle fit tomber le verre d'eau qu'elle avait dans les mains.
-C'est pas possible ... Je vous ai vu à Paris !
Elle retrouva dés lors son dynamisme et son esprit enfantin.
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MessageSujet: Re: Gabriela   Lun 19 Oct - 11:27

Citation :
toutes les personnes qu'ils avaient raconté
Je crois que tu voulais dire "rencontré" Smile

Quatre heures de vol pour Paris-Berlin ça me semble un peu long, nan ? Enfin je n'y connais rien mais pour un Paris-Madrid il ne me semble pas qua ça ai été si long que ça scratch

Sinon plus en rapport avec l'histoire... Le thème est toujours aussi sympa, tu amène de nouvelles intrigues mais au niveau de l'écriture ça fait brouillon. Autant l'écriture que la mise en page. Tu développe un peu plus au niveau des descriptions, c'est vrai mais j'ai eu l'impression en lisant que les phrases ont été mise les unes à côtés des autres pour former l'histoire mais qu'il n'y a pas de transitions, de fluidité.

Est-ce que c'est ton premier jet ou est-ce que tu as effectué une relecture ?
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MessageSujet: Re: Gabriela   Lun 19 Oct - 20:29

J'ai fais une relecture, mais visiblement pas suffisante ..
Je n'ai effectivement pas changé grand chose suite à cette relecture, en tout cas merci du conseil ..
Je vais m'attaquer plus sérieusement a la troisième partie alors .
Wink
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MessageSujet: Re: Gabriela   Lun 19 Oct - 22:25

-C'est pas possible ... Je vous ai vu
à Paris !
Elle retrouva dés lors son dynamisme et son esprit
enfantin

-Je vous ai vu à Paris, les Cats Man
c'est ça?
Andrew leva les yeux au ciel, et fit
signe à Gabriella de remonter le haut de sa robe.
Elle rougit et s'exécuta, ramassa les
débris de verre avec délicatesse et les posa sur la table basse.
-Excusez moi je suis maladroite.
-On t'a troublé, ça ce comprend. Et
ce n'est pas c'est Cats Man mais les " Men In Black", c'est presque
pareil ...

La jeune femme regarda la personne
qui venait de parler et le trouva vraiment méprisant. Il la regardait avec
perspicacité, la déshabillant du regard. Il avait une drôle d'allure, il
portait des habits trois fois trop grands pour lui, il avait des dreads locks
courtes de couleur caramel et des yeux noisettes en amandes. Plutôt mignon,
mais du style arrogant.
Puis le regard de Gabriella se posa
sur le second, qui était encore plus surprenant.
Il avait des cheveux rouge sang, des
yeux gris et des ongles peints de blancs. Il portait des habits noirs.
Son teint était parfait, et son
visage identique à celui de la première personne. Il était beau, mais d'une
façon plus distincte, et rare. Il possédait quelque chose de fragile, cela
venait surement de sa maigreur démesurée et de sa grande taille.
Andrew se sentit obligé de faire les
présentations:
-Julien, Matthew, voici Gabriela,
elle est chez moi avec son frère pour quelques temps suite à quelques
problèmes.
Gaby interrompit Andrew;
-Pourquoi ils parlent Anglais?
-Ils viennent d'Amérique.
-Forcément ..
Le dénommé Julien au regard défiant
commença à parler:
-Tu nous connais alors?
-Non, j'ai confondu ...
Le jeune homme l'observait sans
gênes, c'était déstabilisant, elle avait toujours détesté ça, bien qu'elle s'y
soit habituée avec le temps.
Matthew sourit:
Ne - Fais pas attention à lui... On
est là pour un mois, à l'hôtel d'à côté. On a de la famille par ici.
Andrew était mal à l'aise:
-Gab' tu nous a un peu interrompu.
-Continuez je vous en prie.
Julien la remercia et trinqua à sa
propre santé, puis parla à voix basse:
-Ouais, c'est vrai qu'elle est pas
mal celle là, puis elle a présenté des tas de jeux vidéos.
Gaby observa l'écran plasma, et elle
préféra ne rien dire sur la femme blonde qui présentait le fameux jeu d'action.
-Je vois, je vais peut être remonté.
Andrew fit un clin d'œil:
-Reste, ça te change les idées c'est déjà
ça.
Gabriella se rassit et observa
Julien, il était terriblement beau en fait.
Il mordillait son piercing sur la
lèvre lorsqu'il la regardait. Il avait l'air un peu pervers, certes.
-T'as un boulot?
-Heu non, j'en cherche ...
Elle sourit faiblement.
-Mais t'as quel âge?
Pour Julien, c'était très important.
Et puis lui et son frère étaient au courant sur leurs problèmes.
-Dix neuf.
Andrew toussota.
-Gab..
-Dans trois semaines, dix-neuf.
Prés de une heure s'était déjà
écroulée Gabriela connaissait presque tout d'eux.
Mais elle, elle avait menti, sur à
peu prés tout.
Elle s'était inventé un âge et
plusieurs passions telles que la musique.
Andrew prit les bouteilles et alla
les ranger dans la cave:
-Matthew, tu m'aides? Y'en a trop.
Ils partirent donc, et Julien se
retrouva seul avec Gabriela.
Il la trouvait vraiment belle.
Il adorait les brunes aux formes
divines, ses yeux verts étaient des plus attirants et sa robe noire courte la
sublimait. Elle avait peut être un peu abusé.
Il s'assit à côté d'elle, son haleine
sentait l'alcool mais à faible dose.
-Alors comme ça tu aimes chanter?
-Hum oui ...
Elle se mordit la lèvre. De prés il
était encore plus beau.
-Tiens ma carte.
Il sortir un papier tout prêt avec la
chambre d'hôtel et son numéro.
-Si t'as besoin.
Il lui remit, elle sourit.
-Merci. Toi aussi tu peux penser
quand tu veux, Andrew à l'air de bien t'apprécier.
-Je sais.
-Tu ressembles beaucoup à ton...
Elle n'avait pas fini de parler que
Julien s'était penché vers elle et avait saisit son joli minois pour
l'embrasser avec fougue. Elle ferma les yeux, se laissa aller. Elle en avait
bien besoin. Cela l'avait rallumée, et elle était à présent pleine de désir. Le
jeune homme aventura ses mains sur le corps de sa désirée, mais elle le repoussa:
-Ils ne vont pas tarder, je te
promets que je passerais à l'hôtel ...
-Viens ce soir, avec nous.
-Je ne peux pas, j'ai mon frère ...
-Il n'a pas vingt six ans?
-Si ...
Julien sourit, laissant apparaître
des rangées de dents parfaites. Son teint mat faisait ressortir ce contraste.
-Ce n'es pas tentant?
-Je vais chercher quelques affaires.
-Je t'attends.
Gaby remonta les escaliers en courant
presque, tandis que Julien sortir son portable et envoya un message à Matthew:
"J'ai réussi à me tirer un coup,
demande à Andrew si tu ne peux pas dormir ici".

Lucas surfait sur son ordinateur
portable, il était bien.
Le feu réchauffait ses pieds nus, et
il vit rentrer Gabriella, toute souriante:
-Lucas, mon chou ! Je vais dormir
chez un des amis d’Andrew.
Lucas Fu surpris:
-Quoi?
Gaby était belle à croquer ce soir
là.
-Oui,on va sans doute s'envoyer en
l'air, mais là j'en ai besoin.
-Mais je ne le connais pas!
-Écoute grand frère, c'est dur à
accepter, mais j'ai besoin d'être désirée et je pense que je le suis, je veux
m'échapper de ce monde pendant quelques temps, d'accord?
-Deux minutes ....
-Quoi deux minutes?
Lucas se leva et embrassa sa sœur:
-Prends soin de toi et sois là demain
à midi maximum.
-Bonne nuit.
Elle partit en emportant son sac à
main et des rechanges, frivole.

Elle retrouva Julien en train de
parler à Andrew et Matthew. Andrew se leva, l'embrassa:
-Faites attention tous les deux, à
demain.
Sans attendre de réponse, Julien
emmena Gabriela dehors, et ils marchèrent côte à côte jusqu'à l'hôtel. La brise
de vent fraîche les frappait en plein visage et la nuit noire était tombée.
-Tu leur as tout expliqué?
-Oui et non. J'ai dit que je
t'emmenai à l'hôtel pour te changer les idées.
-Me changer les idées?
Elle était surprise:
-Comment ça?
-C'était pour pas dire ce que je
comptais faire avec toi.
- Comment peux-tu être sûr que j'en
ai envie?
Julien passa la langue sur son
piercing:
-Je le sens. Allez princesse, entre.
Lorsqu'elle atterrit dans l'immense
chambre, c'était comme un rêve.
C'était grand, avec un jacuzzi intérieur
et un lit immense, un "King Size".


A peine eut-elle scruté l'endroit que
Julien enleva sa grosse veste, aida Gabriela à se débarrasser de la sienne,
puis il la plaqua contre le mur et l'embrassa. Elle rigola, pas étonnée:


-ça fait combien de temps que t'as
pas calmé tes pulsions?
-Deux semaines
Gabriela fut étonnée :
-Moi cinq mois...
-On s'en fou, viens là .

Le lendemain, quand Gabriela
s'éveilla, elle fut agréablement surprise de la sensation de l'épaisse
couverture sur sa peau nue. Elle repensa au summum de plaisir qu’elle avait
atteint, elle se sentait soulagée, heureuse, humant l’odeur de lessive sur le
coussin de soie.
Elle s'étira en délicatesse, et
regarda son téléphone portable, elle avait un nouveau message : "On sait
ou t'es, on t’attend au district pour notre fric"
C'était Samuel, il avait encore tout
faux, elle pourrait dormir tranquille encore quelque temps mais surtout ne rien
dire à Lucas.
Elle reposa son téléphone et se
tourna pour faire face à Julien, il ne dormait pas mais l'observait
attentivement:
-T'es belle quand tu dors.
-Merci..
-Si je t'invite au restau, tu
accepte?
-Ne t'attaches pas trop, ma vie est
compliquée.
-Moi aussi je voulais seulement une
histoire d'un soir mais quand je te vois...
Gaby posa une main sur la bouche de
Julien:
-Chut, tais-toi.
Elle s'habilla en vitesse, sous le
regard admiratif du musicien.
-Tu pars déjà?
-J'ai promis à Lucas d'être là bas
pour midi.
-Je viens aussi avec Matthew.
Le téléphone de Gaby sonna. Elle
répondit:
-Allô?
-Gabriela Mendez ..
-Qui est à l'appareil ?
-Samuel. Mets toi dans un endroit ou
tu es seule, compris?
La tension montait, Gabriela partit
en faisant signe Julien qu'elle le retrouverait plus tard.
Elle partit en courant chez Andrew,
et s'isola dans la cabane au fond du jardin. Elle verrouilla la porte et reprit
la parole:
-qu'est ce que tu veux
-Il est onze heure trente, on
t'attend au district toi et ton frère depuis une demie heure. Bouge ton cul.
-Tu vas me parler autrement et..
-Non, je m'en fous! Je sais que t'es
plus en France, on va tout faire pour te retrouver.


Matthew se trouvait derrière un
meuble, assis en train de jouer à sa console portable. Il avait entendu toute
la conversation et n'osait se montrer.
Gaby sa laissa tomber sur le sol de
brique de la cabane, abasourdie et sanglotant
Matthew se glissa derrière elle et la
prit dans ses bras:
-T'étais là toi?
-Chut, calme toi, c'est rien, je suis
au courant. On va t'aider t'en fais pas.
Gaby pleurait de plus en plus fort. Elle
ne se contrôlait plus:
-Non, ça fait deux jours à peine que
vous nous connaissez, vous ne pouvez pas me faire entrer dans votre vie comme ça.
-Tu couches bien avec mon frère ...
-Mais...
-Et tu es très attachante comme
fille.
-Et toi très gentil, mais je ne peux
pas...
Matthew secoua doucement Gabriela;
-Gaby, laisse tomber. Maintenant, tu
vas aller prendre une douche et rejoindre ton frère, d'accord?
-Merci...
-Tu verras, avec le temps tu vas t’amuser
avec nous.
Oui, Matthew éprouvait une certaine
pitié.

Deux semaines passèrent à un rythme
fou.
Gaby s'éprenait pour Julien et
passait toutes ses nuits avec lui sans éprouver de réels sentiments, elle
s'était liée d'amitié avec Julien et Matthew, Andrew était comme un second
frère tandis que Lucas était existentiel pour elle. Elle avait pour but de le
protéger.
Mais plus le temps passait, et plus
Lucas voulait être seul, il commençait à ressentir un manque,
D'ici quelques jours, il n'aurait
d'autre choix que d'ouvrir ses réserves, si Gaby savait ça, elle l'aurait sans
doute tué.
Alors que Lucas était encore avec son
ordinateur, Gabriela était venue le voir:
-Mon frère adoré...Encore là dessus?
On va à leur studio, tu viens avec nous?
-Non, je dois faire un truc...
Important.
Gabriela se sentait mal. Elle
pressentait quelque chose:
-Non, s'il te plaît viens.
-GABY JE NE PEUX PAS!
Il avait levé la voix. Il n'allait
pas bien.
-PARS JE TE DIS !
Vexée, elle se retira.
-Je t'aime frérot.
Elle n'aurait jamais du le laisser
seul livré à lui-même. Elle voulait tant revenir en arrière, cette situation
n'était plus possible, tout cela allait trop vite, beaucoup trop. Et Lucas
n'avait pas l'air bien.
C’est avec le cœur lourd qu’elle s’effaça
de la chambre…

Quand Lucas se retrouva enfin seul,
il passa une main dans ses cheveux de jais, respira un bon coup. Il était en
train de faire n’importe quoi, mais la dépendance avait pris le dessus sur lui.
Il était incapable de résister, même les doux yeux de Gabriela ne pouvaient
rien y faire. Il l’aimait, ne voulait pas lui faire de peine mais tout cela
était tellement fort. Sa drogue c’était sa vie. Elle ne l’avait jamais vu en
manque, et il ne fallait pas que cela arrive. Lucas prit un crayon à papier, et se mit à écrire sur une page
blanche de son roman favoris : « Si jamais … ».
Il écrivit une lettre à sa sœur, au
cas ou il ne se contrôlerait plus. Si la mort le surprenait.

Il ne se sentait pas assez fort.
Lucas sortir fébrilement une seringue de sa valise, qui n’avait pas posé de
problème jusqu’à présent. Il fit sa préparation, étalant de la poudre sur un
mouchoir de en papier. Il passa un coton imbibé d’alcool sur son avant bras,
ferma les yeux pour mieux ressentir le délice qui l’emplirait d’ici quelques
secondes. Il s’injecta sa dose, celle qu’il attendait tant. Le jeune garçon si
fragile atteignit le nirvana en très peu de temps, mais il ressentit quelque
chose d’étrange. Il frissonna et peina à respirer, c’était très douloureux. Il
posa sa tête contre l’oreiller, respira fort et paniqua. Il retrouvait peu à
peu le bien être qu’il s’était accaparé malgré sa respiration saccadée. Ce n’était
sans doute pas grand-chose.

Mais lorsque le jeune homme décida de
se lever, son corps fut traversé de douleurs aigues, il se mit à pâlir et
préféré se rallonger.

Mais dés lors, son portable sonna. C’était
Gabriela.

Il n’avait pas la force de répondre,
et écouta son message.

« - Lucas ? Réponds moi s’il
te plaît, je m’inquiète… Lucas ? Je rappellerais d’ici cinq minutes, je t’aime. »
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MessageSujet: Re: Gabriela   Ven 23 Oct - 22:31

C'est normal la mise en page bizarre ? J'avoue que ça m'a un peu perturbé au début Razz

Les descriptions sont parfois un peu désordonnée, dans le sens où ça fait accumulation de phrases.
Il y a aussi quelques petites fautes de frappes, mais rien de bien grave.

L'histoire prend une tournure intéressante mais j'ai trouvé que c'était un peu rapide dans les enchaînements et les réactions des personnages. En fait j'aurais surtout aimé un peu plus de plongé dans les pensées des persos ou un peu plus de descriptions générales d'atmosphère...
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MessageSujet: Re: Gabriela   Ven 23 Oct - 23:18

Allez je vais te donner mon avis qui reste celui d'un écrivain amateur plus ou moins autodidacte parce que j'ai l'impression que tu fait un peu les mêmes erreurs que moi quand j'ai commencé à écrire.

J'ai l'impression que tu veux avancer trop vite dans ton histoire, tu semble savoir ou se trouve la fin et foncé droit dessus sans prendre le temps de donner de la profondeur à tes personnages.

Essaye de leur donner des sentiments surtout dans leurs dialogues.

Voila je souligne que ce n'est que mon avis d'amateur qui peut sans doute lui même s'améliorer. Ce qui me fait d'ailleurs penser que faudrait que je poste la suite de ma fic
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MessageSujet: Re: Gabriela   Sam 24 Oct - 12:18

Merci, je vais développer tout ça dans la prochaine partie alors.
Pour la mise en page oui c'était pas top, je l'avais fait avec Word pour une fois et même en retouchant j'ai pas trouvé comment arranger, désolée.
C'est peut-être un peu plus court que d'habitude, j'ai essayé d'arranger certaines choses....Mais je n'ai pas le sentiment d'avoir changé beaucoup de choses quand même. Mais là sur cette partie je ne vois pas trop quoi changer :S Au départ elle était plus longue, mais j'ai du enlever certains élèments.


Gabriela raccrocha, inquiète. Elle était pâle et se demandait ce que son frère pouvait bien faire. Matthew, Julien et Andrew s’amusaient bien, ils chantaient, jouaient et s’amusaient en touchant à tout. Ce studio d’enregistrement avait quelque chose de familier, à vrai dire il faisait penser au chalet D’Andrew. Les murs étaient boisés, le sol également. Les meubles étaient lustrés, et l’espace dans lequel se trouvaient les garçons était totalement insonorisé. Malgré l’amusement que la jeune fille prenait en les voyant rire comme des enfants, elle, elle se sentait de plus en plus mal. Plus les minutes s’espaçaient et plus son inquiétude grandissait, elle ne résista pas et céda. Elle saisit son portable et rappela Lucas :
-Lucas…Réponds, je me fais un sang d’encre.
La voix de Gaby était suppliante.

De son côté, Andrew était aux anges. Passer des moments avec ses deux protégés, c’était de loin son occupation la plus exaltante. Mais son regard se posa sur Gabriela. Elle était assise sur une chaise, le teint livide et elle tirait nerveusement ses cheveux bruns. Il sortit de la pièce insonorisée et alla vers elle, saisit ses mains entre les siennes.
-T’es très attachante comme gamine. Qu’est-ce qui ne va pas ?
Elle plongea ses yeux verts dans ceux d’Andrew et parla tout doucement, d’une voix presque inaudible :
-Rien, va t’amuser, t’en as bien besoin.
Ce géant au cœur d’ange était adorable pour elle. Mais il ne fallait pas être égoïste.
-Gaby…Qu’est ce qui se passe.
-Rien…
Andrew resserra l’étau de ses mains autour des maigres poignets de Gabriela :
-Tu me dis ce qu’il y a, je vois que tu n’es pas en forme et ça m’énerve.
-…
Gabriela baissa les yeux, et une larme perla le long de ses joues :
-Je ne sais pas trop ce que j’ai, mais j’ai essayé d’appeler Lucas, pour voir comment il allait. Mais il ne répond pas…
-Il a probablement eut envie de changer d’air.
-Non, j’ai un pressentiment, je préfère rentrer.
-Alors nous rentrons avec toi.
Elle l’enlaça, rassurée. Mais elle ne put s’empêcher d’y poser une question :
-Toi aussi, tu trouves ça bizarre ?
-Non, pas vraiment. Mais au moins tu seras rassurée. Pire que des siamois vous deux !
Le grand blond fit signes aux deux frères de sortir de la pièce et leur expliqua la situation. Ils enfilèrent leurs vestes, et Matthew ouvrit la marche, fermant à clef avec précaution toutes les petites pièces de leur studio privé. Il laissa passer Andrew et Julien devant, et marcha un peu à l’écart, avec Gaby.
-Tu vas bien ?
-Oui…Merci Matt.
-Tu mens très mal.
Gabriela regarda Matthew. Ses cheveux rouges étaient attachés en un chignon, et ses yeux en amande maquillés de noir :
-Je suis sûre que les cheveux noirs t’iraient mieux.
-Ah, j’y penserais.
Gaby regarda Julien. Elle le rejoignit, et accéléra la cadence. C’était le seul qui ne lui avait presque pas adressé la parole aujourd’hui. Ils ne tardèrent pas à arriver. Andrew ouvrit la porte avec ses clefs, et Gabriela courut à l’étage, les battements de son cœur s’accélèrent, elle n’avait jamais couru aussi vite. Elle essaya d’ouvrir la porte de Lucas, mais n’y parvint pas. Elle tambourina, affolée :
-Lucas ! Ouvre cette porte ! Tout de suite !
Son pouls s’accéléra, et une bouffée d’angoisse s’empara d’elle. Julien et les deux hommes la rejoignirent. Julien tenta de la prendre dans ses bras pour la rassurer, mais elle poussa. Tout le monde ici savait qu’il se passait quelque chose d’étrange. Andrew ne voyait pas d’autres solutions : il cogna la porte en prenant son élan, au bout du troisième coup, elle s’ouvrit, mais une vision d’horreur apparu devant leurs yeux ébahis.
Gabriela hurla.
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MessageSujet: Re: Gabriela   Mar 27 Oct - 15:16

Elle n’eut pas le temps de réfléchir, horrifiée par ce qu’elle voyait. Elle porta une main à sa bouche, cria et elle se mit à pleurer, secouée.
Le corps de Lucas était sur l’étroit matelas recouvert de poudre blanche, une seringue était implantée dans son avant bras. Ses yeux étaient encore ouverts, levés vers le ciel. Son teint était livide, blanchâtre. De grands cernes rouges s’étendaient sous ses yeux.
Gaby se jeta aux pieds du lit, serra la main de son frère dans la sienne :
-Lucas ! LUCAS !
Machinalement, elle lui fit un massage cardiaque, du bouche à bouche, rien n’y faisait mais elle s’entêtait. Elle ne parvenait presque plus à prendre son souffle, elle soupirait, martelait le matelas. C’était un spectacle horrible pour les garçons.
-LUCAS ! T’as pas le droit de me laisser…Non…
La voix de la jeune fille se faisait suppliante. Ses pleurs étaient horribles. Julien essaya de prendre les choses en main pendant qu’Andrew appelait les secours. Il se doutait qu’il n’y avait rien d’autre à faire, Lucas ne respirait plus.
Le guitariste saisit Gabriela par la taille et de toutes ses forces l’éloigna, la serrant contre son torse. Elle se débattait, le mordait :
-Julien ! Laisse-moi! Non ….Lucas, Non !!!!!
Cinq minutes plus tard les secours étaient là, ils étaient cinq, un pompier, un docteur et trois secouristes.
Julien avait réussi à faire asseoir Gaby dans un fauteuil. Elle pleurait toujours, la tête contre ses genoux. La vision de tous ces gens s’acharnant sur le corps de son frère la traumatisait. Elle se leva, et plaça sa tête contre le torse de son frère.
-Tu vas t’en sortir … Promis ? Lucas, je t’en supplie…Me laisse pas !
Le docteur regarda Andrew, ne sachant quoi faire pour enlever Gabriela. Il fit signe aux pompiers d’attendre quelques secondes avant de mettre le corps sur le brancard. Il posa sa main sur l’épaule de la pauvre Gaby :
-Mademoiselle …
Sa voix était rassurante, mais elle n’y répondit pas.
-Mademoiselle ? S’il vous plaît, parlez-moi.
Le docteur saisit Gabriela par les épaules et vit avec étonnement qu’elle était inconsciente. Il s’adressa a Julien, qui était le plus proche de lui :
-Nous n’avons qu’un seul brancard, allongez là sur un lit, ça doit être un choc léger, si d’ici une heure elle n’a pas de réactions il vous faudra l’emmener aux urgences.
Julien était désemparé. Ce médecin lui semblait tellement gentil avec ses grands yeux bleus et ses lunettes rondes. Il semblait vraiment abattu de ne rien pourvoir faire d’autre que d’emmener Lucas sur un brancard comme si c’était déjà sa fin.
Julien fit signe a Andrew et Bill d’accompagner Lucas, pendant que le jeune homme saisit Gaby dans ses bras et l’allongea dans son propre lit. Ils furent seuls dix minutes plus tard.


-Lucas … ?
La jeune fille ouvrit les yeux avec difficulté, tétanisée par des maux de tête.
Elle se leva, s’étira doucement, anxieuse. Elle ressentait un sentiment étrange, mêlé de tristesse et d’inquiétude. Elle balaya la mèche brune qui tombait sur son nez et se retrouva face à Julien. Quand elle le vit, elle fut rassurée, comme si il pouvait effacer toutes ses peurs. Il allait lui dire que tout allait bien, que Lucas reviendrait bientôt et qu’il l’aimait. Mais à la plus grande surprise de Gabriela, lorsqu’il croisa son regard, il la fusilla de ses yeux ternes. Il se tenait droit comme un « I », les yeux plein de mépris.
-Lu…Lucas ?
-Lève-toi.
-Mais Julien je veux savoir…
-LÉVE-TOI !
Il avait crié, les muscles de Gaby se contractèrent. Elle se leva, apeurée et pas remise de toutes ses émotions. Elle enfila un pull de laine noire, remis ses chaussures à talon et se dirigea tant bien que mal dans le couloir que Julien lui avait indiqué. Elle marchait doucement, ne comprenant pas la situation. Julien la saisit par le bras, et la poussa assez violemment vers la sortie de chalet.
-Julien qu’est ce qu’il te prend ?
Il ouvrit le van d’Andrew :
-Entre, tout de suite.
Méfiante, elle entra et boucla sa ceinture. Elle prit soin de mettre le plus d’espace entre Julien et elle, elle ne l’avait jamais vu dans un tel état. Il enclencha le moteur, et démarra sèchement. Il allait vite :
-Julien, si tu continues tu vas nous tuer tous les deux.
-Pour toi ça ne changera rien.
Gaby écarquilla les yeux, blessée. D’une toute petite voix elle demanda :
-J’ai fais quelque chose ?
Comme pour se retenir, le jeune conducteur crispa ses mains contre le volant, et regarda Gabriela dans les yeux, en ne faisant presque plus attention à la route :
-Tu m’as juste dit des trucs faux, dés le départ. Alors comme ça tu n’as pas moins de dix-neuf ans ? C’est marrant, tes copains les dealeurs m’ont appelé, pendant que tu somnolais alors que ton frère agonisait avec les secours.
Gabriela ne pu retenir un sanglot. Julien reprit :
-T’as seize ans, tes histoires de chant, c’était du pipeau, t’as jamais rien fait de ta vie a part boire, fumer et t’envoyer en l’air pour quelques sous. Ils s’en souviennent, ne t’en fais pas. Bien évidement j’aurais pu d’aider avec Matthew, mais tu as préféré mentir et mettre la propre vie de mon frère et moi en danger, car ils te recherchent. Tu m’as parlé des messages menaçants qu’ils t’envoyaient chaque jour ? Non, bien sur que non. Et tu ne l’aurais jamais fait ! Tu me déçois Gaby, j’étais attaché à toi, mais rassure-toi, ça n’arrivera plus jamais, tout est fini dorénavant.
La jeune fille pleurait :
-Julien, je voulais…
-TAIS-TOI !
Il lui lança un regard plein de mépris :
-Tu veux savoir si ton frère est mort ? OUI ! Il l’est ! Et tu te retrouves seule, ne m’adresse plus le moindre mot ! Tout est de ta faute, et personne n’a jamais osé me faire ça, me mentir…Je vais faire de ta vie un enfer !
Ils étaient arrivés devant l’hôpital de Berlin, la nuit était glaciale. Julien sortit du van en claquant la porte et en balançant un coup de pied violent contre la portière. Gaby sortit, prit soin de fermer sa porte avec le plus de précaution possible.
-Grouille-toi.
Elle se hâta de pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital.
« Lucas est mort … Par ma faute, ma vie est fichue. »
Une infirmière l’accueillit directement, elle fut étonnée. Elle était grande, mince et avait un air de désolation sur son fin visage. Une étiquette avec marqué « Adeline » était accrochée contre sa blouse blanche :
-C’est pour voir Lucas Mendez ? Désolée mademoiselle, nous n’avons rien pu faire, il a fait un arrêt cardiaque du à un trop grand excès de drogue.
La pauvre fille fondit en larme, c’était trop dur pour elle. Adeline la prit par la main, et l’emmena à la chambre de Lucas.
Son corps était allongé sur le lit, inerte. Il n’avait même pas tous ces fils et autres tuyaux que l’on plaçait normalement sur les gens comme ça. Ses yeux étaient clos, on aurait pu croire qu’il dormait. Elle blottit sa tête contre son torse, sous le regard de Matthew et Andrew, qui sortirent de la pièce à ce moment là.
Elle lia sa main dans la sienne, laissant perler ses larmes sur son visage.
-Je t’aimerais toujours grand frère.
Elle l’embrassa et sortit, le cœur lourd.

Julien attendait dans le hall, lui aussi était démoli. Il regrettait amèrement ses paroles. Il s’acharnait sur sa cigarette, ne parvenant pas à l’allumer tant il tremblait. Matthew le rejoignit, sous le regard de tous les médecins et infirmières et qui circulaient. Il détestait cet endroit, synonyme de mort, ou de vie.
-Julien ? Tu vas bien ?
-Non, je suis un vrai connard.
-Pourquoi tu dis ça ?
Matthew se fit rassurant, enlaçant sa moitié :
- Raconte-moi tout.
-Quand Gaby était dans les vapes, des gars m’ont appelé, et m’ont raconté des choses. Elle nous a menti, elle a seize ans et reçoit chaque jours des messages menaçant, j’ai mal pris qu’elle ne nous en ai pas parlé, et j’ai pété un câble, je lui ai dit que tout était de sa faute…
-Laisse la oublier, ça va aller d’accord ?
-Je ne sais pas. Vraiment Matthew, j’ai merdé.
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MessageSujet: Re: Gabriela   Lun 9 Nov - 19:21

Oulà ! J'ai mis du temps à venir lire cette suite.
Je trouve qu'il y a du progrès, la narration est un peu plus développée, un peu plus fluide mais j'avoue que j'ai toujours envie de plonger un peu plus dans les pensées, les sentiments de personnages, de sentir un peu plus l'inquiétude de Gabriela dans la partie de 24/10... Ou de rendre la mort de Lucas plus dramatique, plus sentimentale en quelque sorte parce que l'on reste malgré tout éloigné de sa mort par la façon dont tu l'écris, par le fait qu'elle n'est pas tellement mentionné dans le vécu des personnages...


Petite incohérence... Dans la fin du post du 24/10 tu dis :
Citation :
Gabriela hurla.

Et au 27/10 tu démarre par :
Citation :
Elle n’eut pas le temps de réfléchir, horrifiée par ce qu’elle voyait. Elle porta une main à sa bouche, cria et elle se mit à pleurer, secouée.

Enfin ce n'est pas que c'est tellement une incohérence, c'est plutôt le fait que tu reprend la phrase, ce qui n'était pas forcément la peine... Mais ça fait aussi un peu série tv. Il y avait un temps de pause entre les deux posts... C'est comme un rappel de ce qu'il y avait avant, mais comme je lis tout d'un coup ça passe moins bien pour moi.


Citation :
un pompier, un docteur et trois secouristes
ça fait pas un peu beaucoup, non ? Enfin je ne sais pas mais lorsque j'avais appelé les urgences l'année dernière il n'y a que des urgentiste qui sont venus...
En fait c'est surtout le pompier qui me dérange, je ne vois pas trop ce qu'il vient faire dans l'histoire.

Et après tu écris :
Citation :
aux pompiers
Il faudrait remettre au singulier Wink


Citation :
Il détestait cet endroit, synonyme de mort, ou de vie.
Je pense que tu aurais pu te passer de "de vie", ou accentuer sur le côté mort et maladie parce que du coup ça rend l'endroit neutre et plus tellement détestable dans la colère/tristesse du personnage.


Sinon du point de vue de l'histoire même, j'apprécie toujours autant, de nouveaux rebondissements auxquels je ne m'attendais pas du tout (la mort de Lucas). J'ai hâte de pouvoir lire ce qu'il va se passer par la suite pour Gabriela Very Happy
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MessageSujet: Re: Gabriela   Lun 9 Nov - 20:32

Tout comme Allis je constate l'évolution dans le style d'écriture et ca me plait beaucoup.

Tu me pardonneras j'espère de répéter ce qu'Allis a dit :
allis a écrit:
Petite incohérence... Dans la fin du post du 24/10 tu dis :
Citation :
Gabriela hurla.

Et au 27/10 tu démarre par :
Citation :
Elle n’eut pas le temps de réfléchir, horrifiée par ce qu’elle voyait. Elle porta une main à sa bouche, cria et elle se mit à pleurer, secouée.

Enfin ce n'est pas que c'est tellement une incohérence, c'est plutôt le fait que tu reprend la phrase, ce qui n'était pas forcément la peine... Mais ça fait aussi un peu série tv. Il y avait un temps de pause entre les deux posts... C'est comme un rappel de ce qu'il y avait avant, mais comme je lis tout d'un coup ça passe moins bien pour moi.

Mais je suis d'accord avec elle, du moins cette fois çi. La répétition peut donner un effet de style que personnellement j'aime bien utiliser. Elle peut permettre de donner un nouveau point de vue ou de multiple autre chose.

Dans ton cas, elle te permet de recadrer les derniers évènements du chapitre précédent, ce qui est inutile je pense car personne n'as intercalé de post barbares entre ces deux chapitres. La répétitions a donc plutot tendance à nuire.
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MessageSujet: Re: Gabriela   Mar 10 Nov - 21:09

D'accord. Ben en tout cas merci pour ces longs commentaires ( j'adore ) Je vais faire attention aux répétitions alors .
(J'ai eu peur que vous ne vouliez plus lire ... ^^ J'étais donc un peu découragée huhu )



Andrew rejoignit les jumeaux, Gabriela serrée dans ses bras musclés. Le géant fusilla Julien du regard et lui parla d’une voix froide. Ils avaient tous les yeux rougis :
-Je conduis, Matthew tu passes derrière avec elle.
Matthew avait compris. Il lâcha la main de son frère pour prendre celle de Gaby, qui pleurait doucement, détruite.
Ils roulèrent doucement, et arrivèrent au chalet une demie- heure plus tard. La jeune fille s’enferma dans la chambre de Matthew. Elle cria, pleura, cogna dans tous les objets. Les garçons étaient réunis au rez-de-chaussée, face à l’écran plasma, éteint. Julien avait mal. Mal de se sentir inhumain :
-Elle doit aller mal, elle fait du boucan, je monte la voir.
Il se leva, mais Andrew lui dit doucement :
-Si Matthew meurt, tu aimerais plus te défouler et pleurer toutes les larmes de ton corps, ou qu’un con vienne te voir et t’empêche de faire ce que tu veux alors que tu le détestes ?
Julien se rassit.


Gaby ne dormit pas de la nuit, elle n’avait pas mangé, ni bu, mais s’était allongée sur le lit encore défait, imprégné de l’odeur de Lucas. Elle humait un de ses pulls qu’elle avait vêtit, encore secouée. Elle avait toujours cette sensation d’avoir perdu la moitié d’elle-même. Ce n’est que de trois jours plus tard que la faim et la soif devenaient insupportables. Elle ne dénia pas descendre les rejoindre, mais alors qu’elle était allongée elle sentit une présence prés d’elle. Elle se retourna, et aperçu Julien. Elle rajusta sa jupe et le regarda. Ses yeux exprimaient quelque chose qu’elle n’avait jamais vu venant de lui, de la souffrance. Il souffrait sûrement d’avoir perdu un ami, pensait-elle. Il posa sa main chaude sur la joue de sa bien-aimée :
-Je te dérange ?
Elle essuya ses joues humides de ses mains moites et dodelina la tête en signe d’acquisition.
-Je suis obligé de venir, je me sens coupable.
-Tu l’es…
-Me regarde pas comme ça.
Elle le dévisageait de ses grands yeux verts. Quelque chose en lui était amusant. Ses dreadlocks blondes tombaient sur son grand tee-shirt et cet air de désolation était contradictoire avec ce qu’il était d’habitude :
-Il est ou ton air d’enfant enjôleur ?
-Il veut pas revenir. Je rêve ou t’essaie d’être agréable ?
-Tu rêves.
Elle avait chuchoté. Julien avait apporté quelque chose avec lui, un clavier de toute petite taille. Gaby resta allongée, et il se mit assis sur le lit :
-Tu veux que je te joue quelque chose ?
-…
Julien commença a jouer « Mistral Gagnant » de Renaud, tout en chantant.
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
.
Gabriela était impressionnée, Julien savait jouer de tout et chantait magnifiquement bien. Elle l’attira à elle et le serra dans ses bras :
-Julien, je me sens si seule …
Il ne répondit pas mais mit fin à leur étreinte.
-Ceci dit, pour ne plus t’en vouloir, il me faut encore du temps tu comprends.
Elle avait l’air désolé.
-Je vais chercher du travail, je serais là pour le diner.
La jeune fille enfila un jean et une chemise puis sortit. Elle rentra deux minutes plus tard, attrapa son parapluie en regardant Julien dans les yeux, des larmes perlèrent sur ses joues une énième fois et elle partit, le coeur lourd. Elle faisait partie des personnes qui avaient besoin de sortir pour se sentir mieux, s'isoler. De se tuer à la tâche si elle parvenait à trouver du boulot, car elle le savait pertinemment: elle ne pourrait plus continuer à vivre comme ça sans Lucas.
Julien se dirigea d’un pas lent vers la salle à manger, alluma l’écran plasma et regarda Andrew. Le jeune homme était assis sur le divan, la tête enfouie dans ses grandes mains :
-And’, ça va ?
Lorsque de ses yeux gris il fusilla Julien, ce dernier remarqua que son visage était noyé par les larmes. C’est d’une voix terne qu’il répondit que non.
-Comment veux-tu que j’aille bien ? Je viens de perdre un ami d’enfance.
-Certes.
-…
Il se leva et s’éloigna.
Julien n’en pouvait plus. Il regarda un film durant trois heures, trois énormes heures durant lesquelles les questions s’étaient bousculées unes à unes dans sa tête. Il pensait à Gabriela, ce qu’elle allait devenir et surtout si elle réussirait à lui pardonner de ses énormités. C’était trop pour un homme comme lui, épicurien et nostalgique du haut de ses vingt ans. Il attrapa son portable et rejoignit Matthew, qui comme d’habitude traînait chez Antonio, un vieux gérant de bar. Son bar avait beau être ancien, il était toujours rempli.


Voilà
En espérant que ça passe mieux :S
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MessageSujet: Re: Gabriela   Mar 10 Nov - 23:03

Très sympa à lire.

Le changement de point de vue amorcé à la fin du chapitre précédent est très intéressant.

Ton histoire est pleine d'émotions mais j'ai l'impression qu'elle reste encore en arrière fond dans ton texte. Je sais d'expérience que c'est difficile mais je crois qu'on peut plonger encore un peu plus dans le désarrois et le chagrin de Gaby, et des autres personnages.

Si je peut me permettre un commentaire sur le texte en lui même,

Citation :
Julien commença a jouer « Mistral Gagnant » de Renaud, tout en chantant.
Je trouve dommage de préciser ce qu'il joue.
Ne change pas ton texte mais voila comment je l'aurai écrit:
Citation :
Julien se mit à jouer. Les notes emplissait la pièce quand soudain il se mit à chanter.



P.S. Je fait beaucoup de commentaire j'espère qu'il t'aide et que tu ne les prend pas mal. Mais garde tout de même à l'esprit que je ne suis qu'un jeune écrivain sans véritable expérience, peut-être que je dit des trucs totalement débiles.

Je pense aussi que tout texte est très personnelle et que ce qui compte avant tout c'est que toi tu soit satisfait de ton "travail"
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MessageSujet: Re: Gabriela   Mar 10 Nov - 23:50

Non non je ne le prends pas mal du tout, au contraire ça m'aide beaucoup et je vous en remercie Wink (ça m'aide à m'améliorer, toutes les critiques sont bonnes à prendre, qu'elles soient bonnes ou mauvaises ^^)



Matthew sirotait une bière de façon étrange, avec une paille jaune. Ses cheveux rouges tombaient lamentablement sur son blouson noir et il souriait d’un air béat à son interlocutrice dont la voix devenait à peine audible à cause de la musique et de la cohue.
-Hum, Matthew ?
-Oui ?
-Tu fais quelque chose ce soir ?
Nina sourit, dévoilant une rangée de dents blanches. Matthew était comme hypnotisé. Alors qu’il allait répondre, une main familière s’abattit sur son épaule.
-Salut frérot.
Julien.
Matthew regarda son frère, surpris. Il s’était rasé, avait visiblement arranger ses dreadlocks et portait une chemise noire, ce qui était très rare. Julien s’assit, commanda une bière brune dans regarder autour de lui et ses prunelles chocolat se posèrent sur la charmante jeune femme avec laquelle Matthew semblait bien s’entendre. Elle était plutôt mignonne, des boucles auburn encadraient son joli visage de porcelaine. Elle possédait de grands yeux marron aux reflets orange. C’était plus fort que lui, Julien tourna son tabouret et ignora son frère :
-Salut, moi c’est Julien.
Nina sourit, portant sa flute de champagne à ses lèvres rouges :
-Le jumeau de Matthew je présume.
-Oui. Et toi ?
-Moi c’est Nina.
Matthew était déboussolé :
-T’es pas avec Gaby ?
Julien répondit le plus naturellement possible :
-Notre colocataire avait envie d’être seule.
Il se retourna vers Nina. Cette fille avait l’air joyeuse, épanouie. Rien qu’en lui parlant, il avait oublié Gabriela l’espace d’une minute ou deux :
-ça fait longtemps que tu connais mon frère ?
-Non, c’est tout frais.
Elle sourit de plus belle :
-Tu viens danser avec moi ? Ton frère n’est pas marrant.
Elle tira la langue à Matthew, qui les ignora en se consolant sur une troisième bière.
Antonio la lui servit :
-Il t’a encore piqué ta cible…
Il ria dans sa barbe :
-Depuis le temps que je te connais Matt. Tu peux te consoler sur celle-là, elle est même plus jolie tu sais.
Le vieil homme pointa le doigt vers une fille qui venait d’entrer. De longues boucles brunes, maquillée d’un simple mascara et vêtue d’une chemise décolletée. De ses yeux vifs, elle cherchait visiblement quelqu’un.
-Je les aime comme ça les femmes petit, pas très grandes, aux formes généreuses et brunes.
-Antonio, tais-toi.
Gaby venait de rejoindre Matthew :
-J’en ai mis du temps pour venir là ! C’est Andrew qui m’a dit que je te trouverais !
Elle posa son sac, se recoiffa en quelques secondes et appliqua un rouge à lèvres. Elle avait une bien meilleure mine, bien que ses yeux soient rouges, tout comme le bout de son nez. Elle renifla en rangeant un mouchoir dans la poche de son blouson.
-Matthew, il faut que tu m’écoutes, je ne me sens vraiment pas bien…
La jeune femme baissa les yeux, totalement perdue. Matthew se dandinait d’un pied sur l’autre, il s’était levé et n’avait jamais été si mal à l’aise. Il enlaça Gaby et tenta de la consoler d’une voix rassurante, couverte par le brouhaha :
-Tu devrais rentrer, on va discuter.
Elle força Matthew à s’asseoir et commença à pleurer, sous le regard ahuri d’Antonio :
-Matthew…Je me trouve laide, perdue, seule et atrocement ridicule, oui, c’est bizarre je sais, mais sans lui…J’ai toujours vécu avec lui, je vais partir, ailleurs. Je ne peux pas rester là, je passe mes journées dans la maison ou il est mort et je me détruis.
Sa voix était faible, c’était touchant de la voir comme ça. Désemparé, Matthew la prit par le bras et l’attira vers la sortie :
-Viens avec moi.
Alors qu’elle se leva, Gabriela posa les yeux sur la piste de danse. Ses prunelles emplies de larmes scrutèrent le visage qu’elle voyait rire, dansé en serrant une belle fille dans ses bras, se collant contre elle et en l’embrassant. Il avait une bouteille de bière dans la main.
Elle se dégagea de l’étreinte de Matthew, et cria le nom de Julien. Ce dernier se retourna. Il écarquilla les yeux et couru vers Gaby, suivit de Nina. Cette dernière lui tendit la main, souriant.
Sans dire un mot, Gaby gifla Tom, le visage déformé par la haine :
-Tu ne me reverras jamais !
Elle partit, pour cacher son désespoir.
Matthew la suivit, jetant un regard froid à son frère :
-Tu l’as bien cherché.
Julien baissa la tête, fâché contre lui-même. Il serra les poings et se mit à courir, la pluie tombait au dehors, et la nuit noire était glaçante. Malgré ça il couru et les rattrapa, il fit signe à Matthew de partir et attrapa Gaby par les épaules. Ses cheveux étaient déjà trempes, elle tremblait de froid. Elle dévisageait Julien avec mépris, le fixant de ses yeux foudroyants :
-Comment tu oses venir me parler ?
-Écoute, il faut que tu me comprennes. La voix du jeune homme était posée, il était étrangement calme. Sa passivité énerva la jeune femme, qui se dégagea de son étreinte et le gifla une deuxième fois, puis trois :
-Julien ! Comment tu peux me dire ça ? Et moi ? Tu me comprends ? J’ai perdu ma moitié…J’ai besoin d’un copain, de quelqu’un qui m’aime, pas de quelqu’un qui saute la première venue ! Tu sais quoi ? Tu t’imagineras jamais ce que ressens !
Sa tignasse brune couvrait son front, son maquillage coulait et pourtant Julien ne pouvait détacher ses yeux d’elle.
-Si, je sais ce que tu ressens…
-Non ! Tu ne sauras jamais !
Julien se ressaisit et attira Gaby vers un abribus. Il colla son visage contre le sien :
-Tu veux savoir pourquoi je peux le ressentir ?
-Plus rien de ta vie ne m’intéresse. Pour moi tu ne sauras plus rien. Compris ?
Elle tourna les talons et reprit le chemin du chalet. Elle entra en trombe, monta à l’étage et commença à ranger ses affaires dans une valise, incapable de réfléchir. Aux bout de cinq minutes, quelqu’un entra, ferma la porte derrière lui.
-Julien…Laisse moi ! Et rallume la lumière.
-Moi c’est Samuel.
La jeune femme sentit deux mains entourer sa taille avec force, elle voulu crier mais Samuel plaça un morceau de tissu sur sa bouche. Gaby se débattait, mais sentit quelque chose de pointu se planter dans sa peau et un voile noir s’abattit sur ses yeux.
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